Le protestantisme I Le culte

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Le culte est également le moment auquel sont célébrés les baptêmes, qui sont des attestations personnelles de la grâce divine manifestée en Jésus le Christ.

En principe, le culte protestant se distingue par sa très grande simplicité. Il est centré sur le Dieu de Jésus-Christ, et rien ne devrait en distraire. Les édifices dans lesquels il a lieu sont donc en général très sobres et la seule image vraiment parlante et adéquate qu’on y trouve est celle des fidèles rassemblés au moment du culte.

Le culte est en effet l’affaire des fidèles, non celle de quelque corps sacerdotal que ce soit. Les interventions du pasteur ou d’autres personnes associées à la conduite du culte ne sont destinées qu’à permettre à la communauté de le célébrer correctement. Cette prépondérance de la communauté sur les officiants s’est marquée dès la Réforme par l’importance accordée au chant de l’assemblée : elle se réunit d’abord pour chanter la louange de Dieu (pendant plus de deux siècles, chant des seuls psaumes, puis de nombreux autres cantiques). Chanter, c’est en l’occurrence prier ensemble et à haute voix. Il n’y a pas de culte qui ne soit fait de prières adressées à Dieu le Père, dans la communion de Jésus le Christ, et dans l’audace que donne l’action du Saint-Esprit.

Moment où l’on se met expressément en présence de Dieu, le culte est aussi destiné à mieux entendre ce qu’il veut, ce qu’il promet, ce qu’il attend de nous. Il fait donc large place à la lecture de la Bible, mais toujours assortie d’une prédication : les textes d’hier doivent devenir vérité et interpellation pour aujourd’hui.

Selon une périodicité variable, mais toujours lors des grandes fêtes chrétiennes, le culte est l’occasion de célébrer la sainte cène, repas symbolique en relation directe avec le dernier repas que Jésus prit avec ses disciples la veille de son arrestation. Les chrétiens se sont beaucoup disputés sur l’interprétation qu’il convient de donner des paroles que Jésus prononça à propos du pain et du vin. Aujourd’hui les protestants partent du principe que ce repas est celui de Jésus ; aucune confession chrétienne ne devrait par conséquent se permettre d’en monopoliser le sens ou d’en interdire l’accès à qui que ce soit.

Bernard Reymond