Fiche thématique

08/30 05:19 PM



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Titre:

Questions fréquentes sur le baptême et la présentation

Genre de sujet :

Conseil pratique

Thème (mot-clef):

Baptême, Présentation

Auteur:

Nils PHILDIUS

e-mail:

Nils.PHILDIUS@protestant.ch

Forum protestant.ch

www.protestant.ch
LE BAPTEME DES ENFANTS

LA CÉLÉBRATION DU BAPTÊME

UNE ALTERNATIVE PROTESTANTE AU BAPTEME DES ENFANTS : « LA PRESENTATION »

BAPTEME DES ADULTES

LE BAPTEME PAR IMMERSION

LA VALIDITE DU BAPTEME

LE BAPTEME DES ENFANTS

Pourquoi baptisons-nous des bébés ou des petits enfants ?
Quel que soit l'âge auquel il est administré, nourrisson, enfant ou adulte, le baptême est d’abord et avant tout la proclamation de l’amour de Dieu. Il ne doit pas y avoir de condition aux demandes de baptême puisque le Christ n'a pas mis de condition à son amour.
Par ailleurs, le baptême des enfants a probablement toujours été pratiqué, comme le montre certains passages du Nouveau Testament ou l’histoire de l’Eglise.

A quoi s’engagent les parents en demandant le baptême pour leur enfant ?
D’abord, ils s’engagent à lui raconter son baptême et à lui dire pourquoi ils ont demandé ce sacrement pour lui. Ensuite, ils s’engagent à lui donner une éducation chrétienne, à lui transmettre le message de l'évangile, à l'accompagner dans sa vie chrétienne et par conséquent, à le faire participer au catéchisme. En demandant le baptême pour leur enfant, les parents sont invités à réfléchir à leur motivation. Il ne suffit pas de dire "il ira au catéchisme s'il en a envie".

Le baptême des petits enfants respecte-t-il leur liberté ?
Certains parents ne veulent pas faire baptiser leur enfant bébé pour lui laisser la liberté de faire un choix quand il sera plus grand. Ils disent :"Je ne veux pas décider à sa place, il choisira plus tard".
Baptisé ou pas, l’essentiel pour l’enfant est de pouvoir choisir un jour en connaissance de cause. Et cela est possible que si l’on donne à l’enfant une éducation religieuse qui lui permettra le moment venu de faire un vrai choix (généralement au moment du catéchisme).

L’âge du baptême

Faut-il baptiser le plus tôt possible son enfant ?
L’idée que sans baptême l’enfant n’allait pas au ciel était répandue dans le catholicisme d’autrefois ; elle est clairement réfutée par nos églises aujourd’hui. Un enfant est aimé de Dieu, sans condition, la vie éternelle n’est pas liée à un rite ou un sacrement.

Y-a-t-il un bon âge pour baptiser un enfant ?
Il n’y a pas d’âge pour un baptême. Cependant, il vaut mieux éviter la période entre 2 et 5 ans : en effet, cela peut poser des problèmes pratiques, car l’enfant est déjà en mesure de dire « non ». Cela n’aurait pas de sens de le baptiser contre son gré !
En général, il vaut donc mieux attendre au moins « l’age de la raison », c’est-à-dire au moins 5-7 ans. A partir ce cet âge, l’enfant recevra aussi une préparation. Son baptême deviendra donc une occasion d’initier son éveil à la foi. Le plus naturel est que les parents cheminent avec leur enfant. Il est bon aussi que l'enfant participe aux rencontres de "l'éveil à la foi" de la paroisse où il peut faire un cheminement adapté à son âge (images, récits, chants...).
Un certain nombre d’enfants demandent le baptême entre 8 et 12 ans, au moment où ils participent à des groupes d’enseignement biblique et que le sujet du baptême y est abordé. Ces baptêmes sont souvent particulièrement beaux, car ces enfants le vivent avec une grande sincérité et profondeur.

Finalement, comment choisir ?
Un accent différent du baptême est mis en avant suivant l’âge :
- le baptême des nourrissons dit avant tout l’amour inconditionnel de Dieu, même si l’enfant ne le comprend pas encore.
- Le baptême des enfants qui sont en âge de répondre dit aussi cet amour de Dieu, mais l’enfant peut déjà exprimer sa foi, qui est une réponse à cet amour. Et il pourra s’en souvenir.
- Le baptême des adultes exprime leur découverte de Jésus sur leur route. Ils déclarent ainsi publiquement que sa mort et sa résurrection les font vivre.
« Mais au-delà de l’age du baptisé et de la forme de son baptême, l’essentiel reste que la Parole qui est dite au moment du sacrement, ne soit pas une parole morte, mais une réalité vivante pour tous les jours de la vie. Le baptême nous rappelle que tous les jours nous devons mourir, et tous les jours nous devons renaître à la vie nouvelle que Dieu inscrit dans notre histoire. »
(Antoine Nouis, Un catéchisme protestant, Réveil publications, 1997, p. 500)

A partir de quel âge un jeune est-il entièrement libre en matière religieuse ?
En Suisse, la majorité religieuse est fixée à 16 ans. Dès ce moment, le jeune est libre de choisir sa confession ou sa religion, sans en demander l’autorisation à ses parents. C’est aussi à ce moment-là que se termine la mission spécifique des parrain-marraine, même s’il est souhaitable pour les uns et pour les autres que ce lien particulier qui s’est tissé au fil des années se poursuive.


Qui peut demander le baptême pour son enfant ?

Un enfant ne peut être baptisé sans le consentement de ses parents, ou au moins de l’un d’eux et, selon le droit civil, la non opposition de l’autre parent. Les parents ont en effet conjointement et en commun la responsabilité de l'éducation de leurs enfants et cela vaut pour l'éducation religieuse.
Le parent, consentant ou non, doit toujours être averti de la demande de baptême faite par l'autre parent. Il doit manifester, par écrit, sa non-opposition ou son refus. Mais quiconque est privé de ses droits parentaux ne peut faire obstacle au baptême de ses enfants.
Beaucoup de paroisses demandent le livret de famille civil ou une copie de l'acte de naissance de l'enfant. Le baptême est inscrit dans le registre des baptêmes de la paroisse où a lieu le baptême.
D'autre part, on ne peut baptiser un enfant adopté qu'après le jugement définitif d'adoption.

Les grands-parents peuvent-ils faire baptiser leurs petits enfants ?
Des grands-parents chrétiens dont les petits enfants ne sont pas baptisés souffrent de cette situation, mais en aucun cas ils ne peuvent les faire baptiser sans que les parents n'en prennent l'initiative. Ils ont cependant un rôle a jouer : le témoignage de leur vie, leur sens du dialogue et leur prière peuvent permettre à la situation d'évoluer.
Par contre, il ne leur est pas défendu de parler de Jésus à leurs petits-enfants. Ainsi, il n'est pas rare qu'un enfant demande de lui-même le baptême quand il est plus grand.

Est-ce que je peux faire baptiser mon enfant si je ne suis pas marié à l'église ?
Bien sûr, car le baptême concerne d'abord celui qui le reçoit. Il s'agit en premier lieu d'une relation entre Dieu et l'enfant. Le baptême est un don gratuit que Dieu fait à l'enfant. La situation matrimoniale des parents ne peut être un obstacle au baptême d'un enfant. Cependant la préparation du baptême de leur enfant peut être l'occasion pour les parents de faire le point sur la façon de vivre en chrétien. Il arrive que des parents décident de se marier en cette circonstance.

Est-ce que je peux faire baptiser mon enfant, si je ne suis pas baptisé ?
Une personne non baptisée peut faire baptiser son enfant, à condition qu'elle soit déterminée à lui donner une éducation chrétienne et à le faire participer au catéchisme. Il arrive qu'une personne qui est dans ce cas se décide, à la suite du baptême de son enfant, à se préparer au baptême.


Le rôle des parrain-marraine
Pourront-ils remplacer définitivement les parents en cas de besoin ?
Non, ils ne sont pas des tuteur-tutrice potentiels de fait, car la loi civile ne leur reconnaît aucun statut particulier en cas de décès des parents. Pour cela, il faut établir un acte civil devant notaire. Par contre, ils peuvent être investis d’une responsabilité morale selon leurs liens affectifs avec leur filleul-e.

Quel est leur rôle ?
Le baptême est un acte de foi et un acte de reconnaissance auquel les parrain-marraine sont associés comme témoins de la foi chrétienne et ils sont responsabilisés dans leurs engagements.

Qu’entend-on par engagement spirituel ?
Les parrains-marraines s’engagent avec leurs propres valeurs et leurs propres pratiques à être témoins spirituels auprès de l’enfant, ce qui élargit l’éventail spirituel des parents et de la famille : il s’agit du « Ce que je crois ». Comme les parents, ils peuvent vivre leurs pratiques et leurs valeurs de vie avec l’enfant, répondre à ses questions, l’orienter dans l’écoute et le respect, prier pour lui-elle...
La communauté peut également jouer ce rôle de témoin et de réseau pour la foi et l’intelligence spirituelle de l’enfant : « Comment nous croyons, seul, et/ou avec d’autres. »

Comment les choisir ?
Les parents adressent un appel et font un choix, soit parmi leurs ami-e-s, soit dans leur famille. Pour faire ce choix judicieusement, il peut être utile de déterminer les approches respectives et de clarifier les responsabilités souhaitées dans le domaine spirituel et/ou dans d’autres domaines.
Il est possible de choisir plus d’un parrain ou d’une marraine, mais il est demandé au moins un parrain et une marraine.

Les parrain-marraine doivent-ils être baptisés ?
Certaines communautés chrétiennes demandent que les parrain-marraine soient chrétiens et baptisés. Dans la tradition de l’Eglise protestante Réformée, il s’agit d’être cohérent avec l’acte de baptême au nom du Dieu chrétien, Père, Fils et Saint-Esprit, ce qui est un acte de foi et de définition chrétienne (et non juive, musulmane ou athée), mais le baptême des parrain-marraine n’est pas requis.
Dans certains cantons, il est demandé qu’au moins un des parrain-marraine soit de confession réformée.
Toutefois, si ni le parrain ni la marraine ne s’engage à participer de la foi chrétienne, il faudra trouver une personne de référence qui puisse remplir ce rôle auprès de l’enfant.

Quelques pistes pour mieux définir la responsabilité des parrain-marraine
· Confiance entre adultes, mais aussi confiance à créer et à construire avec l’enfant
· Participation à la croissance de l’enfant, ils ont un rôle privilégié, qui renforce leur présence à l’enfant, mais aussi parfois leur rôle d’accompagnant-e de l’enfant, voire de défenseur ou médiateur (divorce des parents, disputes avec l’enfant…), et aussi par rapport aux frères et sœurs de leur filleul-e.
· Fidélité à l’enfant, et donc une relation privilégiée à inventer et à ajuster à deux-trois avec l’enfant lors de ses différentes étapes de vie.
· Foi à partager avec la famille et l’enfant, mais aussi dans le respect de l’éducation des parents.


La date et le lieu du baptême

Le baptême se célèbre-t-il toujours dans le dimanche ?
En règle générale, le baptême est célébré dans le cadre du culte du dimanche pour donner la dimension communautaire à cet événement. Car le baptême n'est pas seulement une cérémonie familiale, il est l'entrée dans la communauté chrétienne.
Certaines paroisses pratiquent des baptêmes dans des célébrations uniquement familiales, mais cet usage est peu répandu ou est déconseillé dans certaines églises cantonales pour les raisons invoquées ci dessus.

Comment fixer la date du baptême ?
Pour fixer la date, vous êtes invités à prendre contact avec un des pasteurs de votre paroisse si possible deux à trois mois avant la période la plus favorable pour vous. Certaines paroisses ont seulement un culte avec baptêmes par mois.

Le baptême peut-il avoir lieu hors de la paroisse de mon domicile ?
Il est normal de faire baptiser son enfant dans sa paroisse, car le baptisé entre dans une communauté d'Eglise qui est naturellement la communauté paroissiale. Les pasteurs ne célèbrentpas de baptêmes dans une église autre que celle de leur paroisse.


La préparation au baptême

Comment se prépare le baptême d’un bébé ?
De plus en plus de paroisses organisent des réunions préparatoires (entre 2 et 3) durant lesquelles les parents des futurs baptisés se rencontrent pour réfléchir au sens de la demande de baptême et à leur engagement de donner une éducation chrétienne à leur enfant.

Ces réunions sont précédées ou suivies par des entretiens (1-3) avec le pasteur qui célébrera le baptême. Celui-ci prépare avec vous la cérémonie (choix des textes, des intentions de prière, parfois de la musique), de sorte que ce culte ait une couleur plus « personnelle » ou plus participative.

Prière de s’informer auprès du secrétariat de paroisse ou auprès du pasteur sur la manière de faire de votre paroisse.

Comment se prépare le baptême d'un enfant ou d'un adolescent d’âge scolaire ?
La préparation d'un enfant au baptême se fait dans le cadre de la paroisse. La première chose à faire est d'inscrire l'enfant aux activités de la paroisse et d’en parler au pasteur pour qu’il chemine un moment dans un groupe d’enfants et/ou avec le pasteur.
Les adolescents préparent leur baptême durant leur(s) année(s) de catéchisme.


Les frais de la cérémonie

Certaines personnes se demandent s'il faut payer quelque chose pour un baptême. Il n'y a rien à payer, mais c'est la coutume de faire une collecte durant le culte qui est destinée soit à la paroisse soit à une œuvre d’entraide. Par contre, le salaire des pasteurs et le fonctionnement d’une grande partie de l’Eglise sont tributaires de la contribution ecclésiastique qui selon les cantons est facultative…


LA CÉLÉBRATION DU BAPTÊME

Comment se déroule un baptême ?
Habituellement, le baptême a lieu au début du culte. En général, le pasteur rappelle le sens du baptême et invite les parents à dire pourquoi ils désirent faire baptiser leur enfant.
Le baptême a lieu près du baptistère (s’il y en a un). Le pasteur verse un peu d’eau sur la tête de l'enfant en lui disant " N, je te baptise au nom du Père, du Fils et du St Esprit".
Après cela, le pasteur invite les parents, parrain et marraine à exprimer leurs engagements. Souvent, l’occasion leur est donnée de dire eux-mêmes comment ils conçoivent leur responsabilité.

Pour en savoir plus, vous trouverez plusieurs documents dans le forum de liturgie sous la rubrique « baptême »


UNE ALTERNATIVE PROTESTANTE AU BAPTEME DES ENFANTS : « LA PRESENTATION »

Le baptême de l’enfant encore bébé n’est pas une obligation dans notre tradition : nous pouvons opter à la place pour une « présentation ». Il ne remplace pas le baptême : l’enfant sera ainsi libre de demander lui-même le baptême, plus tard dans son enfance ou à la fin des années de catéchisme.

Cet acte est compris un peu différemment selon les Eglises :

Dans les églises de Genève et de Neuchâtel, il comporte :
· la demande que l’enfant soit béni par Dieu
· parfois des engagements prononcés par les parents, parrain et marraine
· l’accueil dans la communauté.

Pour l’Eglise vaudoise, c’est d’abord :
· Un acte d’intercession pour les parents : l’assemblée est invitée à prier pour les parents de cet enfant afin qu’ils soient soutenus dans l’accompagnement spirituel de leur enfant, et que plus grand il puisse lui-même demander le baptême. (Il n’y a donc pas de bénédiction particulière de l’enfant, ni d’engagement spécial des parents ou des parrains et marraines)

Le choix se fera en pesant le pour et le contre des deux démarches :

PourContre
Baptême d’un enfantLa gratuité des bienfaits de Dieu est accentuée- moins de choix pour l’enfant
- le baptême peut apparaître comme une « œuvre », un acte humain dont la bienfaisance de Dieu dépend. Ce qu’il n’est pas.
Présentation d’un enfantDavantage de choix pour l’enfant- « risque » que l’enfant ne demande pas son baptême plus tard…

Le texte biblique qui est à l’origine des deux démarches est la bénédiction des enfants par Jésus (Marc 10, 13-16).

Dans les deux cas, il appartiendra à l’enfant de dire plus tard « oui » à l’acte que ses parents ont choisi ; généralement cela se fait après ou durant l’année/les années de catéchisme (vers 15 ou 17 ans).

LE BAPTEME DES ADULTES

Le baptême des adultes a-t-il le même sens que celui des petits enfants ?
Le sens d'un baptême d'adulte, tout en étant fondamentalement le même que celui d'un petit enfant, comporte cependant un aspect propre. Par le fait de l'engagement personnel dans une vie nouvelle, le baptême est le signe de la conversion, du rejet du péché et de l'adhésion à la foi (cf. Actes des Apôtres).

Comment se vit un baptême d’ adultes ?
Le baptême d'un adulte est une cérémonie assez émouvante. En effet ceux qui reçoivent le baptême sont des personnes qui se sont posé des questions sur le sens de leur vie et ont fait souvent une longue démarche. Au cours de la célébration, ils expriment habituellement, avec des mots simples et convaincus, leur joie de croire que Dieu existe, qu'il nous aime personnellement et qu'il agit dans notre vie. Ils témoignent aussi de leur bonheur d'avoir trouvé une communauté croyante et fraternelle.

Si un adulte le désire, comment doit-il s’y prendre ?
Simplement en le demandant à son pasteur qui lui proposera une préparation adéquate. Ceux qui se mettent en marche vers le baptême découvrent qu'ils ne sont pas seuls sur ce chemin d'espérance. La rencontre régulière avec son accompagnateur est un temps fort d'amitié et de partage.

Comment se passe le baptême des adultes ?
De manière très semblable au baptême des enfants, à l’exception des engagements des parents. Après avoir proclamé publiquement sa foi, l’adulte reçoit le baptême. L’Assemblée l’accueille et prie pour lui.

LE BAPTEME PAR IMMERSION

Le baptême peut se faire par immersion. Le pasteur plonge le baptisé dans l’eau et le ressort (parfois trois fois). Le verbe baptiser signifie d’ailleurs «plonger». Ce genre de baptême a une grande force symbolique, car l’eau est source de mort et de vie. L'immersion exprime que par le baptême on passe par la participation à la mort du Christ (on est plongé dans sa mort). La sortie de l'eau signifie que l'on participe à la vie du Christ ressuscité.
Les églises orientales célèbrent le baptême par immersion. Les églises protestantes dites de tendance très évangélique ne pratiquent que le baptême par immersion, l’estimant seul valable.
Nous pensons que si le baptême par immersion a une portée symbolique plus forte, il ne saurait être une condition de la validité du sacrement.


LA VALIDITE DU BAPTEME

Le baptême célébré par les églises réformées est-il reconnu par les autres églises ?
Les églises catholiques et orthodoxes reconnaissent la validité du baptême pratiqué dans les Eglises réformées (luthérienne, calviniste ou anglicane). Par contre, certaines églises évangéliques (comme par ex. les Eglises du Réveil en Suisse) estiment non valable les baptêmes de bébés.

Peut-on se faire débaptiser, faire annuler un baptême ?
Pour des raisons diverses, quelqu'un peut regretter d'avoir été baptisé et souhaiter être débaptisé. De même, des parents peuvent regretter d'avoir fait baptiser leur enfant.
En fait, on ne peut pas être débaptisé, ni faire annuler un baptême. En effet, le baptême, qui est un sacrement, crée une marque spirituelle, un caractère indélébile. Dans la doctrine chrétienne, le baptême est une action de Dieu que l'homme ne peut modifier.
Ce qui dépend de l'homme, c'est l'adhésion à une religion ou la décision de ne pas y adhérer ou encore la décision de n'adhérer à aucune religion. On peut demander que la paroisse mentionne, sur le registre des baptêmes, que le baptisé a abandonné la foi chrétienne ou que les parents demandent que leur enfant ne soit plus considéré comme chrétien.

Texte rédigé à partir de différentes sources
par Karin PHILDIUS, pasteure EREN et Nils PHILDIUS, pasteur EPG. Relu par Anne-Christine Rapin, pasteure EERV.


> Si vous avez encore une question sur ce sujet, écrivez-la dans un

Source(s): Site de l'Eglise réformée de Nancy: http://pro.wanadoo.fr/erf/index.html
Site catholique romain français: http://cybercure.cef.fr
Texte sur le baptême et la présentation de Friedrich Lohmann, pasteur de l'Eglise protestante de Genève.
Voir aussi:FAQ sur le baptême catholique romain: http://cybercure.cef.fr


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